jeudi 8 janvier 2009

Vers une nouvelle redéfinition de l'OTAN

Voici le résultat dont je suis plus ou moins fier de mon travail de session dans un cours de Politique à l'automne 2008. J'ai manqué un peu "d'énergie" pour terminer le travail. En quelque sorte, j'ai davantage fait un travail d'introduction qu'autre chose.

Vers une Redéfinition de l'OTAN : La Guerre au Terrorisme.

En 1949, la création de l’OTAN avait pour but de contrer les États constituant le Bloc communiste en Europe et ailleurs dans le monde. Dans le contexte des années 1980 et la réouverture à l’Ouest déclarée par l’URSS et son chef Gorbatchev, il y avait alors un questionnement nouveau en ce qui a trait à la survie de l’OTAN. La chute du mur de Berlin et l’effondrement du régime communiste, l’Alliance devait alors se trouver un nouveau mandat afin de survivre. La principale option qu’ils découvrirent et s’engagèrent à entreprendre fut de préserver la paix dans diverses régions du monde, notamment dans le sud de l’Europe dans la première décennie post-Guerre Froide. Or depuis les évènements du 11 septembre 2001, un nouvel ennemi menace maintenant les États démocratiques que forme l’Alliance Atlantique. Le Terrorisme serait-il le nouvel ennemi de l’OTAN? Pourrait-il forcer la redéfinition de son existence afin de permettre davantage sa survie? Le présent travail se chargera donc d’étudier ces questions qui sont à l’ordre du jour depuis quelques années. Pour commencer, il faudra regarder la première redéfinition de l’OTAN qui changea alors pour la préservation de la paix. Ensuite les problèmes que l’Alliance a rencontrés et les solutions qu’elle a apportées. Finalement, le travail se terminera par une certaine étude du terrorisme comme ennemi des états démocratiques et le besoin d’une alliance ou d’une coalition entre ces États pour faire la guerre contre le terrorisme.

Une redéfinition du rôle de l’OTAN après la Guerre Froide

La Guerre Froide forçait les États membres de l’Organisation du Traité de l’Alliance Atlantique de travailler entre eux. Or dans les années 1980, l’Europe commençait à se distancier de l’Amérique. Après la chute du régime communiste, l’OTAN devait trouver un nouveau concept pour survivre. Car, il était bien plus facile de changer l’idéologie d’une institution que d’en créer une nouvelle[1]. C’est en ce sens que Kofi Annan disait à propos des missions de préservation de la paix de l’Alliance Atlantique : « NATO could have a major role in the peacekeeping with teeth[2] ». En ce sens, c’était leur rôle de préserver la paix par la force, car les années 90 ont aussi prouvé l’impuissance des Nations Unies, notamment dans le cas du génocide rwandais. « NATO’s members are now theoretically willing to use military force to uphold group standards of behaviour throughout Europe[3] ». Les opérations de paix visaient notamment à neutraliser les instabilités locales, par une certaine aide humanitaire ou pour calmer la répression envers un peuple[4]. Plusieurs exemples, tant dans l’histoire récente que dans les années 1990, démontrent le succès de ces opérations. Dans le premier cas, les armées se sont jointes pour une aide humanitaire dans les troubles nombreux à Haïti et le Tsunami en Indonésie. Dans le second cas, l’intervention au Kosovo illustrerait bien les opérations pour calmer la répression envers un peuple. Joseph Lepgold croit d’ailleurs que les interventions armées de paix peuvent nuire à la réputation des États membres de l’OTAN, toutefois ces exemples d’opérations de paix seraient davantage appréciés tant par les victimes que par l’opinion publique occidentale[5]. Bref, le but principal de ces préservations de la paix est d’éviter que des évènements dégénèrent dans un État quelconque afin d’éviter un deuxième cas de génocide rwandais[6]. L’Alliance Atlantique ne jouait jusqu’alors qu’un rôle de protection et d’endiguement contre le communisme. Cette redéfinition en préservation de la paix changeait alors grandement sa philosophie. Toutefois, le rôle de sécurité mondiale de ses États membres demeurait alors l’un des principaux rôles que l’Alliance pouvait continuer de jouer[7].

Des problèmes liés à la nouvelle définition

Toutefois, malgré le choix d’aider à préserver la paix dans divers États du monde, la cohésion se faisait moins bien durant cette décennie. L’un des problèmes rencontrés était que l’attention durant la Guerre Froide était portée envers « un seul » ennemi. Or dans le contexte des années 90, l’ennemi commun n’existait plus. L’Europe s’engageait alors dans une optique un peu plus autonome[8]. Les États-Unis avaient alors besoin de l’aide européenne pour contribuer aux efforts et opérations en-dehors de l’Europe[9]. En fait, les États-Unis se percevaient alors comme les principaux supporters économiquement de l’Alliance Atlantique, ainsi l’effort européen apporterait un certain soulagement. De plus, si les États-Unis étaient si intéressés à la survie de l’OTAN en Europe, c’est bien parce qu’ils avaient un intérêt particulier à y demeurer autant stratégiquement que politiquement[10]. Dans le contexte de la fin de la Guerre Froide, ils ne voulaient pas répéter l’histoire du XXe siècle en s’isolant de l’Europe[11]. En ce sens, une solution fut de créer un organisme joint pour réaliser des missions plus concrètes[12]. Les opérations armées ou les guerres représentent un investissement financier et matériel majeur de la part d’un État.

Governments that see benefits in discretionary military operations but are unwilling to assume the costs and risks on their own might be more likely to participate if others were to join them.[13]

En ce sens, il y a nécessité pour l’Alliance Atlantique de s’assurer une cohésion afin de pouvoir effectuer des opérations coûteuses dans le Monde. C’est aussi l’une des raisons qui expliquent l’agrandissement de l’OTAN en y invitant plusieurs États, notamment de l’Europe de l’Est qui représentent des membres importants dans la guerre contre le terrorisme dont il sera discuté plus tard. Un autre problème majeur fait alors surface dans les divers États membres de l’OTAN.

Recruiting, training, and equipping enough troops with the correct expertise and discipline for peacekeeping and humanitarian tasks is not easy, especially as military spending has dropped significantly in most states as a percentage of gross domestic product.

La recherche d’une cohésion plus grande est alors plus que nécessaire, car le partage des coûts peut se faire aussi au point de vue recrutement et instruction. En ce sens, cela permettrait la formation d’une force jointe entre plusieurs nations et qui pourraient servir qu’à des interventions précises comme une aide humanitaire par exemple.

L’élargissement de l’OTAN

Depuis la fin de la Guerre Froide, non seulement l’Alliance Atlantique a tenté de redéfinir son rôle, mais elle s’est aussi élargie en y ajoutant plusieurs États. Plusieurs raisons peuvent expliquer ces invitations. Précédemment, il fut question de nécessité économique pour permettre un partage de coûts plus grand dans le cas d’opérations militaires. Pour les États invités, l’Article Cinq du traité représente pour eux un grand avantage, car une attaque contre eux provoquerait l’aide immédiate des autres États membres[14]. Selon Robert E. Hunter, ancien ambassadeur de l’Alliance Atlantique, cette dernière doit bien intégrer ses nouveaux membres :

Alliance leaders must now validate that promise [the door will be open to any other European country “ready and willing” to shoulder the responsibilities of NATO] with concrete steps, must relate the criteria for new entrants to political and strategic purpose, and must ensure that the alliance remains strong, relevant, and able to act.[15]

Ce qui pourrait paraître ironique est le fait que les nouveaux États membres sont tous très près ou tout simplement voisins de la Russie. « If [Russia and Serbia] are to be excluded, then NATO will inevitably play a key role in dividing the continent[16] ». Certains pourraient alors voir le vieux rôle de l’Alliance Atlantique tentant d’endiguer encore la Russie. Mais en fait, le but recherché d’étendre le territoire allié de l’Alliance avait pour but principal d’augmenter la sécurité en Europe[17]. C’était en ce sens que certains problèmes de cohésion sont nés. Si les États-Unis espéraient davantage de coopération économique de la part de l’Europe, cette dernière cherchait à gagner davantage d’autonomie face à l’Amérique en s’occupant elle-même de sa sécurité. Or, l’Europe, notamment la France, rechercherait davantage un partage des pouvoirs et des responsabilités plus grands dans l’OTAN[18]. Si les États-Unis désirent si ardemment à un partage plus grand des ressources, ils doivent alors forcer l’Europe à augmenter son budget militaire[19]. Et en ce qui concerne la Russie et son exclusion des alliances européennes et atlantiques, l’initiative du Patnership for Peace pourrait combler les problèmes concernant les relations diplomatiques entre cet État et les Occidentaux[20]. Bref, l’Alliance Atlantique a tenté d’étendre son influence dans une majeure partie de l’Europe afin de la rendre plus sécuritaire et pour des raisons plus stratégiques. En ce sens, l’OTAN a su se redéfinir tout en demeurant une organisation de défense et de sécurité.

Le Terrorisme, ennemi de l’état démocratique?

Le terrorisme pourrait être alors considéré comme un ennemi traditionnel des démocraties occidentales. Autant leurs actes sont perpétrés contre d’innocentes victimes que leur but principal est de créer une terreur via les médias. John Deutch définie d’ailleurs le terrorisme en des termes similaires :

Terrorism is best defined as acts of violence committed against innocent persons or non-combatants that are intended to achieve political ends through fear and intimidation.[21]

En ce sens, les attentats du 11 septembre 2001 ont réussi leur coup. Toutefois, les États qui se sont lancés dans les guerres contre le terrorisme, surtout en Afghanistan, ont un grand problème avec l’opinion publique. L’exemple de l’attentat de Madrid a par ailleurs forcé le gouvernement à retirer ses troupes d’Irak. Même au Canada, chaque soldat perdu en Afghanistan crée un certain émoi dans les médias.

[C]contemporary Western societies are extremely averse to casualties, further decreasing the likelihood that risky, discretionary operations will get the commitment they need.[22]

La presse est en ce sens l’alliée du terrorisme, car elle divulgue à la masse de la population des informations concernant les différents attentats perpétrés dans le Monde. La particularité des états démocratiques est que cette presse est davantage libre et le but des terroristes de créer une certaine terreur dans ces états est plus facilement atteint[23]. Un problème s’impose alors aux états démocratiques visés par des attaques terroristes. Comment se protéger contre ces dites attaques?

While terrorism is relatively cheap to engage in, it is expensive to protect against because an attack can come from almost anywhere in a variety of forms, thus making it a cost-effective tactic for the weak to use against the strong.[24]

En quelque sorte, la guerre au terrorisme pourrait alors paraître futile dans le sens où il est difficile de prévoir une attaque et encore plus de prévoir ceux qui la feront. Walter Enders argumente d’ailleurs dans son article que la fin de la Guerre Froide a permis la fin de nombreux régimes susceptibles de subventionner les causes terroristes[25]. John Deutch, dans son article, argumente d’autre part que le terrorisme, sans utiliser d’armes de destruction massive, cherche de plus en plus à faire plus de victimes[26]. Bien que son article fût écrit quelques années avant les évènements du 11 septembre 2001, il est intéressant d’y voir certaines mises en garde. « More and more terrorists are using powerful explosives to attack mass-civilian targets[27] ». L’utilisation d’avions de transport de passagers pourrait alors paraître comme un cas d’explosifs puissants. Leur attaque contre des symboles de la puissance américaine en plus de faire des milliers de victimes démontrent bien la puissance et la menace qu’un acte terroriste peut avoir.

Les évènements du 11 septembre 2001 ont remis les crises politiques du Proche et Moyen Orient sur la table. Alors que la population occidentale était émue et choquée par les images, les États-Unis se préparaient pour une guerre. Ils représentaient alors pour plusieurs une superpuissance qui pouvait être qualifiée d’hégémonique[28]. Toutefois, les États-Unis avaient besoin de justifier leur guerre afin qu’elle paraisse juste. En ce sens, Colin Flint et Ghazi-Walid Falah écrivent :

Orientalist constructions dehumanised Arab societies in a way that not only made the killing of individuals by US military might less morally problematic for Americans, but also, and most crucially, justified the imposition of a US-defined morality. [...] Consequently, the message was that Arabs would gain a human dignity they never had through the imposition of US prime morality.[29]

Bien que leurs justifications concernassent surtout l’attaque en Afghanistan, elles s’appliqueraient davantage à l’invasion en Irak où ils ont dû justifier plusieurs fois les raisons expliquant leur intervention. Bref, les auteurs définissent cela par une « prime morality ». Par ailleurs, Christopher Greenwood rapporte, dans son article, que les attentats du 11 septembre tout comme l’attaque contre les Talibans en Afghanistan seraient tous deux illégaux selon la Loi internationale[30]. Car les États-Unis et le Royaume Uni avaient besoin de l’appui du Conseil de Sécurité pour s’engager dans leurs démarches militaires, ce qu’ils n’ont pas obtenu[31]. Les deux États utilisaient alors une clause stipulant un acte de légitime défense, considérant alors les attaques du 11 septembre comme une attaque contre la Nation.

La Guerre contre le Terrorisme, le besoin d’une coalition?

La guerre contre le terrorisme ne peut être faite que par les États-Unis seuls, malgré le fait qu’ils soient les plus touchés depuis deux décennies. Il y a alors nécessité d’y avoir une certaine coalition entre divers États dans le but de combattre le terrorisme dans le Monde. Les raisons peuvent être multiples et plusieurs en ont été question précédemment. Une certaine coalition permettrait de réduire les coûts d’opérations, notamment par la distance des transports. Selon l’auteur Jusuf Wanandi, cette coalition pourrait être dirigée par les États-Unis sans que les autres États décident de les suivre absolument[32]. Il précise que la coalition aurait fort à gagner de partager leurs ressources, mais surtout qu’ils doivent faire attention à ne pas provoquer les supporters de la religion islamique qui représente le sixième de la population mondiale[33]. Bref, les invasions en Afghanistan et en Irak démontreraient les forces et faiblesses de la dite coalition et supporterait Wanandi. Si dans le premier cas, plusieurs États se sont engagés à rétablir la paix et à défaire le gouvernement des Talibans, ils ne se sont pas nécessairement engagés pour les mêmes raisons en Irak. John Deutch démontrait bien cela dans son article :

The fight against transnational terrorism cannot be conducted by countries on an individual basis. Yet, a coherent international effort is more appearance and sentiment than reality. Differences among nations over how to treat countries that sponsor terrorism frequently have been a source of friction.[34]

En quelque sorte, l’OTAN pourrait alors représenter cette coalition. En ce sens, l’invitation à divers États du Monde de se joindre à eux permettrait autant une baisse de coûts que représente une guerre. Par exemple, l’ajout de la Turquie a permis quelques opérations militaires de la part des États-Unis en Irak, car ils ont pu y construire des bases. Tout comme la Hongrie fut invitée alors qu’elle avait participé activement dans la crise de la Bosnie en 1994[35]. Walter Enders argumente que les attaques terroristes dites transnationales, dans le sens où un certain groupe établi dans une région attaque une autre nation (par exemple, Al Qaeda), nuiraient aux relations internationales[36]. Or, les évènements récents démontrent davantage qu’ils sont renforcés dans un certain sens. La majorité des relations entre les États se sont renforcées, que ce soit par échanges d’informations ou de partenariats dans les conflits. Toutefois, quelques États ont vu leurs relations internationales davantage réduites. Les récents évènements en Inde, la rumeur qu’Oussama Ben Laden se cacherait au Pakistan et l’assassinat de la future présidente nuisent grandement le Pakistan.

En plus des membres de l’OTAN, les États-Unis peuvent compter sur divers autres états, tous contre le terrorisme puisqu’ils en sont aussi victimes. La Russie, mentionnée plus tôt, s’est activement mis à la tâche de combattre le terrorisme, d’autant plus depuis la destruction d’une école il y a quelques années. La Russie représenterait alors une alliée de taille dans la lutte contre le terrorisme. De plus, depuis la chute de l’URSS, les nouveaux états alors créés se sont placés en majorité sous la protection des États-Unis, ces états étant situés principalement dans l’Asie centrale[37]. Ces États furent aussi introduits dans le Partnership for Peace, leur développement s’est accéléré grâce aux États-Unis et en retour, ces états leur ont offert la création de bases américaines sur leur territoire[38]. On remarque alors que ces pays représenteraient dans un sens une aile de l’OTAN et permettrait alors de combattre plus facilement le terrorisme dans la région.

Alors, est-ce que l’OTAN pourrait se redéfinir en tant qu'organisation de sécurité et de lutte contre le terrorisme? Si l’Alliance Atlantique a su se redéfinir en organisant des missions de paix armées, elle saura certainement s’orienter vers de nouveaux rôles. Or elle n’est plus l’organisation de sécurité qu’elle était puisque l’Europe continue à se chercher une plus grande autonomie. L’Europe essaie ainsi de se doter d’un comité de défense et d’une armée européenne. En ce sens, l’OTAN a nécessairement besoin de se trouver une nouvelle définition. La lutte contre le terrorisme représenterait alors le choix le plus logique. Car les menaces et les attaques des terroristes affectent autant l’Amérique que l’Europe et la Russie.



[1] Joseph Lepgold, « NATO’s Post-Cold War Collective Action Problem », International Security, Vol. 23, No. 1 (Été, 1998), p. 80.

[2] Ibid., p. 78.

[3] Ibid., p. 82.

[4] Idem.

[5] Idem.

[6] Ibid., p. 84.

[7] Ibid., p. 84-85.

[8] Stuart Croft, Jolyon Howorth, Terry Terriff, Mark Webber. « NATO’s Triple Challenge », International Affairs (Royal Institute of International Affairs), Vol. 76, No. 3 (Juillet, 2000), pp. 514-515.

[9] Joseph Lepgold. Op. Cit., p. 98

[10] Robert E Hunter. « Maximising NATO: A Relevant Alliance Knows How to Reach », Foreign Affairs, Vol. 78, No. 3 (May-June, 1999), p. 191.

[11] Idem.

[12] Joseph Lepgold. Op. Cit., p. 79, 99.

[13] Ibid., p. 85.

[14] Joseph Lepgold. Op. Cit., p. 88.

[15] Robert E. Hunter. Op. Cit., p. 190.

[16] Stuart Croft et al. Op. Cit., p. 496.

[17] Ibid, p. 504.

[18] Idem.

[19] Ibid, p. 508.

[20] Ibid, p. 511.

[21] John Deutch. « Terrorism », Foreign Policy, No. 108 (Autumn, 1997), p. 12.

[22] Joseph Lepgold. Op. Cit., p. 86.

[23] Walter Enders, Todd Sandler. « Transnational Terrorism in Post-Cold War Era », International Studies Quaterly, Vol. 43, No. 1 (Mars 1999), p. 145.

[24] Ibid., p. 148.

[25] Ibid., pp. 145-149.

[26] John Deutch. « Terrorism », Foreign Policy, No. 108 (Autumn, 1997), p. 10-22.

[27] Ibid., p. 11

[28] Colin Flint et Ghazi-Walid Falah. « How the United States Justified Its War on Terrorism: Prime Morality and the Construction of a 'Just War' », Third World Quarterly, Vol. 25, No. 8 (2004), pp. 1383.

[29] Ibid, p. 1390

[30] Christopher Greenwood. « International Law and the 'War against Terrorism' », International Affairs (Royal Institute of International Affairs), Vol. 78, No. 2 (April, 2002), p. 301-317.

[31] Ibid, p. 309-313.

[32] Jusuf Wanandi. « A Global Coalition against International Terrorism », International Security, Vol. 26, No. 4 (Printemps, 2002), p. 185

[33] Ibid, p. 185, 188.

[34] John Deutch, Op. Cit., p. 20.

[35] Robert E. Hunter. Op. Cit., p. 195

[36] Walter Enders, Todd Sandler. Op. Cit., p. 149.

[37] Rama Sampath Kumar. « Impact of US-Led War on Terrorism », Economic and Political Weekly, Vol. 37, No. 33 (Aug. 17-23, 2002), p. 3414

[38] Ibid, p. 3414-3415.

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